La télémédecine est souvent présentée comme la solution miracle aux déserts médicaux, mais la réalité des usages est bien plus contrastée. Les populations les plus éloignées des soins sont aussi fréquemment celles qui maîtrisent le moins les outils numériques : personnes âgées, habitants ruraux peu connectés, populations précaires. Un taux d’équipement en plateforme de téléconsultation ne dit rien de son utilisation effective ni de sa capacité à atteindre les publics prioritaires. Les études quantitatives permettent de mesurer précisément ces usages réels par segment de population et par territoire, d’identifier les freins à l’adoption (équipement, compétences numériques, préférence pour le présentiel, méfiance envers les outils digitaux), et de calibrer les investissements en télémédecine là où ils auront un impact réel sur l’accès aux soins plutôt que de renforcer des inégalités existantes.