La saturation des services d’urgences est en grande partie alimentée par le déficit de médecine de ville : des patients qui ne parviennent pas à obtenir un rendez-vous en ville se reportent sur les urgences pour des pathologies qui auraient pu être traitées en ambulatoire. Réduire ce phénomène suppose une compréhension fine des comportements des patients et des dysfonctionnements des parcours de soins. Les études quantitatives permettent d’identifier précisément les profils de patients qui recourent aux urgences par défaut, les motifs de consultation et les alternatives qui auraient pu être mobilisées, et les freins qui empêchent un meilleur recours à la médecine de ville. Ces données permettent aux établissements hospitaliers de co-construire avec les acteurs de ville des solutions ciblées (permanences dédiées, protocoles de réorientation, téléconsultation déportée) fondées sur les besoins réels des patients et non sur des hypothèses.